Le débat PFAS arrive dans la gamelle par une porte latérale : des analyses qui détectent, sans pouvoir encore relier à une maladie chez le chat. Le réflexe marketing consiste déjà à vendre une réponse simple à un problème complexe. Le réflexe utile, lui, consiste à comprendre où se loge l’exposition, et quels choix changent réellement la donne au quotidien.
Pourquoi les recettes au poisson sont plus exposées
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) regroupent des milliers de molécules de synthèse conçues pour résister à l’eau et aux graisses. Cette persistance explique leur surnom de « polluants éternels ». Elle explique aussi pourquoi on les retrouve dans des milieux aquatiques, puis dans des organismes, puis dans des ingrédients. Le PFOS et le PFOA sont les plus connus, mais ils sont loin d’être seuls.
Le mécanisme le plus cohérent, pour les recettes au poisson, est la bioaccumulation : une substance présente dans l’eau s’accumule d’un maillon à l’autre. Un petit organisme est consommé par un poisson, qui finit réduit en matière première (farine, chair, huile) pour l’alimentation animale. L’EFSA décrit ce chemin comme une voie majeure de contamination alimentaire via l’eau et les organismes aquatiques, notamment poissons et mollusques EFSA.
